Football éducatif dans le monde

Le football est le sport le plus connu et le plus apprécié dans le monde entier : il attire non seulement les adultes mais aussi les enfants, les hommes comme les femmes. C’est pourquoi l’UNICEF en partenariat avec la FIFA (Fédération Internationale de Football Association), des ONG et des stars du football organise à travers le monde des programmes d’éducation et de loisirs par le football dont le but est de toucher les jeunes vivant dans des environnements de guerre, de pauvreté, de chômage, etc. Ces programmes mettent en œuvre le droit de jouer défini dans la Convention relative aux droits de l’enfant.

De nombreux projets dont l’objectif est d’apprendre à vivre ensemble malgré les différences ethniques, religieuses, sociales sont mis en place dans des pays en guerre tels les pays de l’ex-Yougoslavie où, les enfants, par la pratique du football, apprennent à travailler en équipes et à régler des conflits de manière pacifique au-delà de leurs différences.

Un exemple éducatif extrême par le foot est celui de l’Afghanistan

où le régime des Taliban interdisait toutes les formes de jeux et bafouait systématiquement  la femme en la privant du statut d’être humain. Dans les camps de réfugiés, les enfants, contraints à l’oisiveté durant la dictature talibane, apprennent maintenant à jouer et à rire. Les intervenants sur le terrain sont pour la première fois confrontés à devoir expliquer comment jouer. Le football, de par ses règles en équipe, apprend aux enfants à respecter les autres, à s’exprimer sans agressivité, à s’amuser et à prendre conscience de l’existence des filles tout en les respectant : les projets visent les garçons et les filles jusqu’à l’âge de 14 ans. C’est la première occasion pour les garçons de rencontrer des filles ayant les mêmes préoccupations que tous les enfants, à savoir vivre une vie d’enfants.

Le football est aussi prétexte à l’éducation à la santé

Ainsi au Kenya, dans les bidonvilles où les jeunes toujours illettrés et sans perspective d’avenir n’ont que le football pour se distraire, un jeune de leur âge sensibilisé à la problématique du HIV et du SIDA explique, à la fin d’un match, comment éviter la propagation de la maladie tout en s’en protégeant. Quand il est prouvé que 70% des malades vivent sur le continent africain, cette information à la santé publique n’est pas inutile.

Enfin, dans les pays où les enfants ont été enrôlés comme soldats (au Soudan entre autres), la libération de ceux-ci ne suffit ni à surmonter leurs traumatismes ni à avoir une vie d’enfants. L’organisation de matches de football leur donne la possibilité d’exprimer leur agressivité et de parler de leurs expériences de soldats. Par la pratique de ce sport, ils réapprennent à vivre et à respecter les règles d’une société ouverte à tous.

Bref, le football pour l’argent doit s’effacer au profit d’un football sain, outil de construction de la personne en devenir, de son éducation et de sa santé.