chronique foot : L’Espagne championne d’Europe 2012

L’Espagne a réussi l’exploit de remporter sa troisième compétition majeure consécutive en atomisant l’Italie en finale de l’Euro 2012 à Kiev (4-0). La Roja a tranquillement développé son jeu et planté quatre banderilles mortelles à des azzuri complètement dépassés physiquement et mentalement.

L’équipe espagnole a réussi là où de nombreuses équipes ont échoué avant. A savoir enchaîner trois victoires consécutives d’affilée en finale de compétition majeure : deux euros et une coupe du monde ! Les coéquipiers de « San » Iker Casillas se sont baladés durant toute la rencontre qui l’opposait à une Italie pourtant renaissante depuis son succès en demi-finale contre les Allemands (2-1).

La Roja a fait taire les critiques du monde entier qui pointaient du doigt son jeu de passes en s’imposant avec la manière par quatre buts à zéro. La Squadra Azzura, elle, n’a jamais pu y croire.

Viva España !

Les supporters de la Roja venus nombreux à Kiev ce dimanche soir sont aux anges, leur sélection est la seule à avoir réussi le triplé. Cette génération de grands talents où cohabitent autant de Castillans que de Catalans peut se targuer d’avoir laissé son empreinte dans l’histoire du football, ce qui n’est pas rien.

Malgré un début de match un peu poussif face à des transalpins survoltés, les Ibères commencent à imposer leur jeu tout en sérénité. Les Italiens un peu stressés par l’enjeu de la rencontre apparaissent crispés dans leur jeu.

Le défenseur azzuri Chiellini pourtant irréprochable dans cette compétition, commet la première faute, en laissant Fabregas se dégager de tout marquage et adresser un centre parfait au Citizen David Villa qui ne manque pas sa tête (1-0), on joue la 14e minute de jeu…

Casillas sort les parades qu’il faut tandis que son homologue italien Buffon rate son un contre un avec le néo Catalan Jordi Alba, qui, à la manière d’un numéro 9, le crucifie d’un plat du pied à la 44e (2-0). La mi-temps est sifflée, l’Espagne qui n’a jamais été inquiétée, mène par deux buts à zéro. La messe est dite.

Thiago Motta se claque, les Italiens ont déjà effectué leurs trois changements, l’addition promet déjà d’être lourde à 10 contre 11.

Torres, héros de la seconde période

A défaut de renaissance pour de pauvres Italiens étouffés par la facilité Ibère, le théâtre de cette partie offre une belle résurrection : le retour d’El Niño aux avants postes!

Fernando Torres rentre à la 80e à la place de David Silva, auteur du premier but. Premier ballon touché par l’attaquant très décrié des Blues de Chelsea et but! (3-0). Il joue depuis à peine trois minutes et déjà le blondinet marque la partie de sa classe en marquant d’un astucieux plat du pied et en offrant quelques minutes plus tard la balle du 4 à 0 à son partenaire en club tout juste entrant, Juan Manuel Mata.

Au final, une victoire nette et sans bavure. Personne ne pourra souiller l’extraordinaire prestation des hommes de Vicente Del Bosque, les équipes Sud-Américaines sont d’ores et déjà prévenues, l’Espagne part maintenant sur sa prochaine cible : la Coupe du Monde 2014 au Brésil ! Vous savez déjà dans quel maillot de foot investir. Olé !